C’est une première édition !
1ʳᵉ édition – Aix-en-Provence et Marseille
Modalités pratiques : 10 étudiant·es AMU seront sélectionné·es sur inscription.
Envoyer CV (1 page) + lettre de motivation (1 page) avant le 30 mars 2026 à :
L’Observatoire des publics et des pratiques de la culture amU et le Laboratoire de recherche sur les publics de la culture de l’Université de Québec à Trois-Rivières s’associent pour proposer une première École internationale d’été sur les publics de la culture à destination des étudiants.
Cette École internationale d’été sur les publics de la culture à pour but de travailler sur la facilitation d’accès aux œuvres et aux lieux patrimoniaux, avec une attention renouvelée portée à la petite enfance : comme public légitime et comme vecteur de la fréquentation des familles et des professionnelles de la petite enfance.
Dates de l’école internationale d’été sur les publics de la culture : 8 au 12 juin 2026
Lieux : Aix-en-Provence et Marseille
Comité d’organisation : Aimée Gaudette-Leblanc, Audrey Lemaire, Marie-Claude Lapointe Laboratoire de recherche sur les publics de la culture, UQTR et Maria Elena Buslacchi, Elisa Ullauri Lloré, Observatoire des publics et pratiques de la culture, Mesopolhis (UMR 7064), amU.
Public visé : Étudiant·es de premier et deuxième cycles, doctorant·es et post-doctorant·es ou jeunes
chercheur·es intéressé·es à mieux comprendre les stratégies et les techniques visant à favoriser l’accès à la culture.
Contexte : L’Observatoire des publics et des pratiques de la culture – MESOPOLHIS / Aix-Marseille Université et le Laboratoire de recherche sur les publics de la culture de l’Université de Québec à Trois-Rivières s’associent pour proposer une première École internationale d’été sur les publics de la culture à destination de 10 étudiants d’Aix-Marseille Université et 10 étudiants de l’Université de Québec à Trois-Rivières sur la thématique de la médiation culturelle pour la petite enfance.
En France, l’éducation artistique et culturelle (EAC), fortement investie à partir des années 2000, s’est consolidée en 2017 comme priorité ministérielle, s’affirmant comme levier d’égalité des chances et d’émancipation. Cette orientation a favorisé l’articulation des champs éducatif et culturel et l’émergence de pratiques pédagogiques collaboratives entre les crèches, les écoles et institutions muséales (Buslacchi & Ullauri Lloré, 2026 ; Bordeaux & Kerlan, 2025 ; Jonchery & Octobre, 2022), mobilisant médiateurs culturels et enseignants-relais pour faciliter l’accès aux œuvres et aux lieux patrimoniaux (Joyeux, 2022). Depuis les années 2010, une attention renouvelée est portée à la petite enfance, à double titre : comme public légitime et comme vecteur de la fréquentation des familles et des professionnel·les de la petite enfance.
La théorie du capital culturel a mis en avant depuis longtemps comment les pratiques culturelles durant l’enfance sont un gage de la continuité de pratiques à l’âge adulte (Bourdieu & Passeron, 1964 ; Bourdieu & al., 1970, Bourdieu, 1979). Si le paradigme de la reproduction reçoit aussi de critiques, il constitue la base des politiques publiques en matière d’éveil. Des études récentes en milieu québécois en réaffirment l’actualité : par exemple, des jeunes enfants dont la mère est lectrice ont plus de chance de lire pour le plaisir entre 6 et 8 ans que ceux dont la mère ne l’est pas (Pronovost, 2013) et de continuer à lire à l’âge adulte.
Des personnes rapportent également que leurs goûts et leurs pratiques se sont développés à la suite d’initiation de leurs parents alors qu’elles étaient enfants (Lapointe, Luckerhoff & Prévost, 2020).
L’influence de la famille d’abord, et d’autres personnes significatives et lieux, comme les éducateur·ices, les enseignant·es et l’école ensuite, jouent un rôle important de transmission, de renforcement, d’initiation et de nouvelles découvertes.