Ce colloque se propose de revenir sur une lecture possible du cinéma de Kelly Reichardt selon laquelle l’écoféminisme agirait comme mode d’existence.
Héritier d’une certaine histoire du cinéma, en particulier américain, et des mouvements sociaux nés dans les années 1970, ce cinéma nous semble affirmer un positionnement esthétique, philosophique et éthique à l’égard des corps féminins et masculins, du vivant et des rapports de pouvoir. La manière de construire les personnages, de les faire interagir avec les animaux ou les végétaux, de refuser les performances, de questionner l’habitat, nous apparaît comme une invitation à réfléchir le monde sous l’angle de l’écoute, de la rencontre et de la remise en question permanente. C’est, par conséquent, cette posture cinématographique très particulière que ce colloque propose
d’interroger.
Sans jamais être réduit à un thème ou à un sujet, sans en faire un message, ni même une idée à défendre, l’écoféminisme apparaît dans la posture de la réalisatrice, la dimension collective de ses productions et le travail de la représentation. Si cette pensée peut être définie comme « une théorie interdisciplinaire autant qu’une pratique » (Laurence Hansen-Løve), nous espérons que ce colloque nous convie à aborder le cinéma de Kelly Reichardt comme un territoire où se déploient des interrogations sur les puissances d’agir. L’étude de sa filmographie et de sa méthode de travail nous permettront, nous l’espérons, d’expérimenter l’émergence d’une pensée en acte.
Ce colloque a débuté à Paris fin septembre et se clôture chez nous en Provence - Jeudi 15 et vendredi 16 octobre 2026
peut être pas à Turbulence à cause des mouvements sociaux, mais espérons-le chez un de nos partenaires !
Organisation - Contact
Caroline Renard (LESA, Aix-Marseille Université) - caroline.renard@univ-amu.fr
Caroline San Martin (ACTE, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, membre associée de SACRe, La Fémis)