Un événement scientifique organisé par la Fondation du Camp des Milles – Mémoire et Éducation, se déroulera le 5 décembre de 14 heures à 16 heures 30, dans l’amphithéâtre Louis Favoreu (FDSP – site Schuman).
Cette rencontre, intitulée « Le pouvoir de l’éducation dans la prévention des crimes de masse», réunit des universitaires internationaux engagés dans la recherche et la formation sur la prévention des génocides et des violences de masse par l’éducation.
Seront notamment présents :
- Pʳ. Alain Chouraqui (Aix Marseille Université – Site-Mémorial du Camp des Milles), sociologue du droit ;
- Pʳ. Salah Al Jabiri (Université de Bagdad), philosophe ;
- Nela Navarro (Rutgers University), anthropologue ;
- Pʳ. Suren Manukyan (Université d’Erevan), historien ;
- Dʳ. Robert Williams (University of Southern California), historien ;
ainsi que plusieurs universitaires associés aux futures chaires UNESCO de ce domaine.
La thématique croise les nombreuses disciplines des Arts, Lettres, Langues et Sciences Humaines.
Cet événement ne peut que vous intéresser : les échanges constitueront un apport scientifique et citoyen particulièrement pertinent dans le cadre de vos formations.
Résumé
Cette discussion vise à examiner le rôle de l’éducation comme levier de prévention du génocide et des violences de masse.
S’appuyant sur les perspectives interdisciplinaires de professeurs et de titulaires de chaires UNESCO issus de nombreux domaines – philosophie, histoire, droit, sciences politiques, psychologie sociale, archéologie, littérature anglaise, sociologie, etc. –, la session explorera comment ces disciplines peuvent être mises en commun pour contribuer à une réflexion partagée sur la prévention.
En particulier, le recours à l’histoire et la distance critique qu’offrent les sciences humaines et sociales peuvent contribuer à éclairer les mécanismes récurrents de la haine et de la déshumanisation, à nous alerter sur les risques actuels et à nous offrir des enseignements pour l’avenir. Comment la transmission des connaissances, l’éducation à la citoyenneté et la promotion des valeurs universelles des droits humains peuvent-elles contribuer à bâtir des sociétés plus vigilantes et résilientes face aux risques de dysfonctionnement ?
Au-delà de la réflexion théorique, la discussion s’attachera également à comprendre d’autres dimensions de cet engagement universitaire.
Comment ces chercheurs interagissent-ils, lorsque cela est possible, avec les décideurs politiques, les acteurs de la société civile, les magistrats, les forces armées et les forces de l’ordre ? Quels projets, collaborations ou initiatives émergent de ces échanges entre le monde universitaire et les institutions chargées de la prévention ?
Cette rencontre vise ainsi à mettre en lumière le potentiel transformateur de l’éducation, non seulement comme outil de connaissance, mais aussi comme instrument de vigilance collective. Les réflexions et les échanges des chercheurs participants lors de deux journées de discussions sur l’éducation à la citoyenneté et la prévention – organisées dans un lieu de mémoire.
Site Mémorial - Camp des Milles